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L’OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS AU 30 MAI 2017 : Des données intéressantes

L’écart entre les plus pauvres et les plus riches (plus de 3 000 euros nets mensuels après impôts pour une personne seule) – et donc les moins nombreux – ne cesse de s’accroître dans notre pays.

Premièrement : non seulement les inégalités de revenus augmentent entre hauts et bas revenus, mais les catégories les plus modestes ont aussi vu leur niveau de vie chuter en 10 ans. Il s’agit, pour l’Observatoire des inégalités, d’une « inversion de tendance historique ».

La pauvreté, qui diminuait depuis la fin des années 1970, est repartie à la hausse depuis le début des années 2000. Aujourd’hui, 5 millions de femmes et d’hommes vivent en France en-dessous du seuil de pauvreté (c’est-à-dire avec moins de 850 euros par mois). Chômeurs et inactifs représentent 71% des pauvres. Et les travailleurs pauvres sont désormais 1,9 million.

Deuxièmement : le travail précaire représente 13% des emplois, soit 3,4 millions de personnes. Les employés et les ouvriers représentent 95% des smicards et 70% des nouveaux chômeurs apparus entre 2008 et 2016. Les plus touchés sont les femmes et les jeunes (c’est devenu une constante) et la précarité touche toutes les catégories de diplômes avec des inégalités car elle passe de 5 à 34% pour les non diplômés mais de 6 à 10% « seulement » pour les titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur au cours de la même période.

Troisièmement : 28% des ouvriers et 16% des employés (contre 1% des cadres) n’ont aucun diplôme. 67% des pauvres ont un diplôme en-deçà du Bac. 8% seulement des enfants d’ouvriers non qualifiés obtiennent le Bac, contre 52% des enfants de cadres ou d’enseignants. A la fin du collège, 85% des enfants de milieux favorisés vont en classe de seconde d’enseignement général, tandis que 90% des enfants d’ouvriers, d’inactifs ou d’employés vont en filière dite adaptée.

Quatrièmement : 28,3% des jeunes de moins de 25 ans sont au SMIC, de même que 11% des 25-29 ans, contre 7% dans les autres tranches d’âge. Les femmes sont les moins payées, les plus nombreuses dans les catégories populaires et les plus précaires : à poste égal, elles touchent des rémunérations de 10% inférieures à leurs collègues masculins (cet écart monte à 20% pour les cadres supérieurs, et se situe à 8,9% pour les employés) ; 25,7% occupent un emploi à temps partiel et 13% sont au SMIC (contre 6% des hommes). Elles demeurent sur représentées dans les secteurs les moins valorisés

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