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L’ISF, LA FIN…

Les députés ont fini de voter les mesures fiscales prévues dans le budget et qui actent la disparition de l’ISF.

     « Il est fortement symbolique de faire disparaître le mot “solidarité” de notre Code général des impôts », déplorait dans l’Hémicycle, le député PCF Jean-Paul Lecoq.

     Le franc débat qui s’est tenu entre la majorité, représentée par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, autour de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), et les députés de gauche, a mis en lumière une rupture politique irréconciliable. Le ministre l’exprime ainsi : « D’un côté, Voltaire et son éloge de la prospérité; de l’autre, Rousseau et son éloge de la frugalité; d’un côté, Tocqueville et son éloge de la société libre et du commerce; de l’autre, Marx et sa détermination à taxer le capital.

     Dans cette majorité, nous serons résolument du côté de Voltaire et de Tocqueville, de la liberté, du commerce et de la prospérité. » Le message a le mérite de la clarté et n’est pas sans rappeler celui de Christine Lagarde, lorsqu’elle défendait devant l’Assemblée le bouclier fiscal promis par Nicolas Sarkozy.

     Un exemple très parlant a été développé dans la séance pour justifier la mise à mort de l’ISF : les cent premiers contributeurs à cet impôt paient 126 millions d’euros, mais les cent premiers patrimoines ne paient que 73 millions. Et sur ces plus grandes fortunes françaises, plusieurs, dont Bernard Arnault et feu Liliane Béttencourt, ne payaient rien. Pour Bruno Le Maire, voilà la preuve qu’il faut supprimer un impôt inutile. À gauche, il s’agit plutôt de refonder et renforcer l’ISF.

     Les députés communistes ont démonté les arguments de l’exécutif, à commencer par l’idée que ce cadeau fiscal aux plus riches sera bénéfique à l’investissement. Pour le député PCF Fabien Roussel : « Ce cadeau de 3,2 milliards d’euros aux 350000 familles les plus riches nous permettrait de pérenniser 350000 contrats aidés, de sortir leurs titulaires de la précarité et de répondre aux besoins de nos communes, de nos hôpitaux et de nos associations.      C’est ça, la réalité de votre budget!»

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