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LACTALIS

Avec près de 10 milliards d’euros de fortune, Emmanuel Besnier le PDG de Lactalis, a multiplié par 2,5 cette fortune ces quatre dernières années.

Durant cette période, il a été le champion de l’écrasement du prix du lait payé aux agriculteurs. Les producteurs de lait sont devenus les otages de Lactalis qui a droit de vie ou de mort sur la filière. Comment le système capitaliste a-t-il pu mettre dans une telle dépendance nous tous, paysans et consommateurs ?

Le groupe est aujourd’hui au cœur d’une faille de la sécurité alimentaire, avec le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle. Et il continue à faire preuve de la même arrogance. Beaucoup de questions se posent : sur les conditions de travail et de production, sur les conditions de la distribution et du retrait des lots contaminés... Ces questions doivent être posées. La loi du secret, qui est une marque de fabrique du PDG, doit être brisée.

L’aveu du ministre de l’agriculture, Stéphane Le Foll, qui n’a jamais pu rencontrer le PDG même au cœur de la crise du lait, en dit long : les patrons du 1% se croient tout permis. Ils se prennent pour les maîtres du monde.

Toutes les questions doivent être posées. Par exemple, combien a-t-on supprimé d’emplois dans les administrations de contrôle de l’État depuis 2012 ? Mille postes supprimés ! Ou encore, quel est le montant du chèque d’économies sur son ISF que va toucher E. Besnier grâce à E. Macron, B. Le Maire et G. Darmanin ? Car, c’est bien ça les « premiers de cordée ».

Il faut faire les liens qu’on nous interdit de faire. La crise Lactalis, c’est la crise d’un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit.

Et il faut aussi interroger le mode de consommation auquel nous astreint ce système devenu fou.

Car l’affaire Lactalis est le plus bel exemple qu’écologie et social ne font aujourd’hui qu’un. Si nous allons au bout de ces questions, comme vient de le demander le député communiste Sébastien Jumel, en réclamant la constitution d’une commission d’enquête, c’est tout un système qui sera mis à nu.

Et c’est un système de pouvoirs qu’il faudra changer, car le pouvoir sur de tels enjeux industriels et alimentaires ne peut pas en démocratie appartenir à une si petite poignée d’actionnaires, vivant dans le secret le plus absolu.

 

Un moyen de faire évoluer : le boycott ?

https://www.mesopinions.com/petition/sante/boycott-marques-lactalis/38163

 

 

 

 

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