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VÉNEZUÉLA : Réélection de Nicolas Maduro > la victoire d’un peuple

Le dimanche 20 mai 2018 à l’occasion de l’élection présidentielle anticipée, qui était une demande de l’opposition vénézuélienne, Nicolas Maduro a été réélu à près de 68% des votes exprimés sur une participation de 47% des électeurs.

Depuis, la déferlante médiatique néolibérale ne cesse d’envahir l’espace public : Maduro dictateur, antidémocrate, fraude électorale, abstention massive pour tenter de délégitimer le vote…

Ces mots résonnent dans les bouches de nos « grands dirigeants », qu’ils soient Trump, Macron, le groupe des 14 de Lima (principaux chefs d’état de droite latino-américains partie-prenante de l’Organisation des Etats américains ou de l’exécutif européen. Les mêmes qui avant l’élection clamaient déjà sur un scrutin sans aucune garantie pour lequel ils ne reconnaitraient pas la validité. Jamais la pression et ingérence extérieure internationale n’aura été aussi intense pour tenter de peser sur un résultat électoral.

Un élément pourrait porter à rire, celui d’une opposition réactionnaire – celle même qui demandait des élections anticipées – qui a boycotté sa participation au scrutin et appelé à l’abstention. Drôle de scénario pour une formation politique qui était sûre de sa victoire ! De plus, sourdine sur Macron élu sur la base d’une minorité du corps électoral inscrit. Idem pour Donald Trump arrivé derrière Hilary Clinton en voix. L’on pourrait citer d’autres dirigeants de ce monde.

Certes, l’environnement social et politique au Venezuela traverse une crise importante, accélérée certainement par des orientations de développement qui se sont appuyées sur la richesse du pays qu’est le pétrole sans une réelle consolidation de la production interne d’autres biens de nécessité, le laissant dépendant des importations. C’est d’ailleurs ce qui permet aujourd’hui l’organisation de la pénurie par les grands patrons de groupes privés vénézuéliens et internationaux sur des produits de première nécessité alimentaire et pharmaceutiques, pour certains bloqués dans quelques ports extérieurs au pays, créant un mécanisme d’inflation insidieuse et mortifère dans le pays, accouplée à une spéculation dévalorisant la monnaie locale.

Beaucoup est dit sur le système électoral vénézuélien alors qu’il n’est pas avare de multiples contrôles avant, pendant et après le scrutin. Il est à noter également qu’hormis les déclarations politiques de fraudes, aucunes réclamations réelles n’ont été déposées auprès du conseil national électoral.

Egalement du battage médiatique sur l’achat des votes des électeurs par les aides de nourriture du gouvernement face à la pénurie par des comités de citoyens appelés « Clap ». Qu’aurait été le débat si face aux difficultés, le gouvernement n’avait pas réagi ? La liste pourrait s’allonger sans nier la crise que traverse le pays et les questions qu’il a à résoudre en dehors de toutes ingérences étrangères qui ne tendent qu’à déstabiliser le pouvoir en place et qui ont redoublées d’intensité avant l’élection présidentielle en brandissant les menaces de sanctions et de non reconnaissance du vote.

Le peuple vénézuélien a répondu ce 20 mai à la communauté internationale. En réélisant Nicolas Maduro, il a exprimé sa volonté de paix, de démocratie, de souveraineté populaire, d’espérance en la révolution bolivarienne pour répondre aux difficultés du pays tout en sachant que le chemin à parcourir sera semé d’embûches face à un néo libéralisme en soif de piller les richesses du pays. La communauté internationale serait bien inspirée d’entendre le message délivré dans ce scrutin plutôt que d’attiser les braises.

L’avenir du Venezuela est désormais entre les mains de son peuple de manière lucide, parce que cette victoire, c’est avant tout la sienne

 

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