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JULLIARD…CARRIÈRE > Il faut le lire pour le croire

Jacques Julliard, ce mondain qui fit toute sa carrière sous les ors de la social-démocratie, consacre une pleine page du Figaro pour annoncer que « Les intellectuels n’aiment pas la liberté ».

Il est sur le sujet absolument catégorique. Dans l’Histoire, dit-il, ils auraient été fachos ou staliniens. Il aligne Aragon, Eluard, Joliot-Curie, Picasso.

Et pour ce plumitif, le pire de tous semble avoir été Jean-Paul Sartre, assassiné ici comme « mauvais romancier qui a justifié tous les massacres pourvu qu’ils se réclament du socialisme », « petit vieillard en charentaises » et « insatiable buveur de sang ».

Pourquoi tant de rage ? On se dit d’abord qu’il a mal digéré la canicule, un coup de chaud de trop. Et puis on se souvient que nos dominants veulent effacer de la mémoire nationale les traces de la Libération, du programme du CNR, des idées révolutionnaires d’alors.

En loufiat appliqué, Julliard fait sa part du job en crachant sur l’intelligentsia et les idées émancipatrices de cette époque.

Car, c’est sûr, Julliard, lui, il sait ce qu’est un vrai intellectuel, ce bobo néo-libertaire qui finit sa trajectoire pigiste au Figaro.

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