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SOUTIEN TOTAL AUX CHEMINOTS ET À LA CGT ! Pour la défense du droit de retrait et de la sécurité au travail !

L’attaque du gouvernement contre le droit de retrait menace la sécurité des salariés, particulièrement les ouvriers et tous ceux dont la santé, l’intégrité physique et parfois la vie sont menacés au travail.

C’est ce droit qui autorise des conducteurs de machines automatisées à refuser de les mettre en route lorsqu’un arrêt d’urgence est inopérant par exemple, de sorte que le patronat s’empresse de faire remettre l’installation en état, pour ne pas perdre ses profits.

C’est une tendance générale d’ailleurs de remplacer les sécurités collectives par des protections individuelles, prétendument pour « responsabiliser » le salarié. En fait il s’agit de déresponsabiliser le patronat car le salarié ne maîtrise pas les risques de l’installation pour la simple raison qu’elle ne lui appartient pas.

Le combat pour les CHSCT et le droit de retrait avait progressé après que les luttes des années 70 les aient imposés et que la social-démocratie les ait enregistrés sous la pression des salariés. Nous disions à cette époque « patrons buveurs de sang ! » et ceci reflétait la colère soulevée par d’innombrables accidents du travail, de blessés et de morts.

A la SNCF des accidents graves se sont déjà produits depuis quelques années, par exemple sur des passages à niveau, mais au lieu de remettre en question la sécurité collective, ce sont les responsabilités individuelles qui sont mises en cause.

Au lieu de résoudre les causes et de supprimer les risques, la recherche du profit maximum conduit à réduire les effectifs et à cumuler les risques sur l’ensemble du réseau par le mode d’exploitation "équipement agent seul".

Le patronat n’a pas changé de nature. La finalité de l’attaque contre ces droits c’est le retour des conditions de travail moyenâgeuses.

La campagne de propagande lancée par la bourgeoisie ne se résume pas aux déclarations d’un ministre ou de Pepy. Les médias reprennent les arguments du gouvernement sur les désagréments de l’arrêt de travail, sans citer un mot des arguments syndicaux.

La presse lance des « sondages » auprès d’un public non averti et non concerné et annonce des avis largement favorables à l’Etat avant de clore le pseudo sondage aussitôt.

Le droit de retrait s’applique à une situation d’urgence, mais pour Pepy l’urgence est de mettre fin au droit de retrait, l’urgence est de remplir les trains sans rien faire pour sécuriser le réseau, et de reporter les problèmes à une « discussion » ultérieure.

Soutien total aux cheminots et à la CGT !

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