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EMPLOI INDUSTRIEL : LA LOI DES ACTIONNAIRES

    Cela devait être un « Airbus industriel », disait-on voilà deux ans, alors que, encore une fois, les cadres dirigeants allaient empocher du cash par millions, goinfrer leurs actionnaires, et le pouvoir, céder devant un géant américain – qui ne se gêne pas pour licencier, à peine six mois plus tard. Et le ferroviaire est menacé à son tour, des terres de Denfert-Rochereau jusqu’au Nord ! En un an, 3 milliards d’euros sont allés remplir les poches des créanciers qui ont financé à crédit non l’activité mais la curée.

    Ce n’est pas la « concurrence mondiale » qui tue les fleurons industriels du pays, détruit le travail, saccage des régions entières. C’est l’appât du gain et le laisser-faire politique. De l’amputation qui a donné naissance à Alcatel (!) à l’abandon de la filière de construction navale, Alstom en est devenu le sinistre synonyme.

    En effet après l’annonce du projet de fermeture de l’usine de trains franc-comtoise, l’Élysée ordonne à ses ministres de plancher sur une solution qui ménage les actionnaires privés de l’entreprise, en écartant toute idée de nationalisation.

    Regardez où je veux aller, ne vous occupez pas de savoir comment j’y parviendrai… ou pas. En substance, c’est ce que le gouvernement a annoncé, au sortir de la réunion ministérielle de crise convoquée à l’Élysée après le choc provoqué par la décision d’Alstom de fermer son site de fabrication de trains de Belfort (Territoire de Belfort), sacrifiant 400 emplois sur 480. Avec Alstom on est dans l’impuissance publique

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