Accueil
 
 
 
 

MAURICE AUDIN : une victoire pour la justice la démocratie, la vérité

La reconnaissance par le président de la République de l’assassinat, sous la torture de l’armée française, du mathématicien communiste Maurice Audin est une victoire historique de la vérité et de la justice.

 Le mensonge d’État qui durait depuis 61 ans tombe. C’est une grande émotion pour Josette Audin et sa famille, pour le Parti communiste français qui a tant donné dans la lutte anticoloniale, pour tous les communistes et tous les militants anticolonialistes.           

Maurice Audin, militant du Parti communiste algérien (interdit depuis 1955) fait partie de la minorité anticolonialiste des Français présents en Algérie. Il fut arrêté en 1957, à son domicile à Alger, par l’armée française.

Retenu dans une villa du quartier d’El Biar, il est alors torturé, comme en témoignera plus tard Henri Alleg, qui fut aux mains des militaires en même temps que lui.

Henri Alleg sera le dernier à voir Maurice Audin vivant. Son corps ne sera jamais retrouvé.

Plusieurs jours après l’arrestation, des militaires informent Josette Audin, son épouse, de la prétendue évasion de son mari lors d’un transfert.

C’est la version officielle que tiendra l’État français jusqu’en 2014.

François Hollande, dans un communiqué le 18 juin 2014 et après avoir décidé l'ouverture des archives concernant l'affaire (en 2013), déclare: "les documents et les témoignages dont nous disposons aujourd'hui sont suffisamment nombreux et concordants pour infirmer la thèse de l'évasion qui avait été avancée à l'époque. M. Audin ne s'est pas évadé. Il est mort durant sa détention".

Son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, n'avait pour sa part jamais répondu à une lettre de Josette Audin.

C’est à la version officielle que le chef de l’État vient de mettre officiellement un terme en rétablissant et en reconnaissant enfin, au nom de la France, la responsabilité de l’État français et du système de répression et de torture coloniale qu’il avait mis en place.

Avec beaucoup d’autres, dont les plus illustres mathématiciens, les communistes ont mené ce combat, de façon tenace et déterminée, comme l’a prouvé tout récemment l’appel cosigné par de très nombreuses personnalités et parlementaires.

Ce sont des valeurs et une image de la grandeur de la France qui nous ont guidés.

Aujourd’hui, la reconnaissance des responsabilités de l’État français dans la mort de Maurice est un acte de justice pour lui, sa famille, ses proches, ses camarades.

C’est aussi une victoire pour la démocratie, pour la vérité.

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.